Amandine Reist

 
Doctorante
Amandine Reist
Habiter après la catastrophe : propriété, trajectoires et politiques de relogement à Trujillo (Pérou)
Fabienne Wateau et Emilia Schijman
Bourse de terrain doctoral de la Fondation Martine Aublet 2025
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Domaines de recherche

Pérou
Côte nord du Pérou, Trujillo
Anthropologie urbaine, logement, propriété et co-propriété, habiter, catastrophe

Parcours universitaire et professionnel

Amandine Reist mène son travail de recherche en anthropologie urbaine à Trujillo, une ville littorale au nord du Pérou. Sa thèse explore le processus de relogement qui a suivi les sévères inondations provoquées par le phénomène El Niño en 2017. Elle s’intéresse aux parcours résidentiels des sinistrés, de leur installation dans des maisons auto-construites en zone inondable jusqu’à leur relogement dans un ensemble de logements sociaux construit ad hoc sous l’égide de l’État où ils accèdent à la propriété d’un appartement. Il s’agit d’étudier les formes d’organisation sociale et les pratiques d’habiter post-catastrophe, en analysant comment les déplacés s’approprient les espaces, négocient le droit et les relations sociales dans ces blocs d’immeubles partagés.

Roux, S.Y. et A. Reist, 2024, Killed for Good: Hunters, Biologists, and the Ethical Paradoxes of Wildlife Management in North America, Journal of Contemporary Ethnography, 53 (5) : 663-688, en ligne : https://shs.hal.science/halshs-04608935.
Built over the 20th century, the North American model of wildlife management relies on a dense network of professionals and institutions who share a certain consensus on hunting as a useful, even necessary, practice for the conservation of endangered wildlife. After describing the moral economy of hunting in the United States, this article looks more specifically at biologists in wildlife management agencies to question how they participate in organizing, maintaining, and justifying the sport. Based on interviews and observations conducted in Arizona, a state with an excellent reputation for the "quality" of its game, we examine how professionals of the bios approach their vocation when it is challenged by the paradox of death as a necessity for the protection of life.
Guerin, A., G. Barrès, V. Brochet-Fernandez, U. Chabroux, C.G. Muller, A. Reist, E. Weingand et G. Ronsin, 2024, Les lisières du Parc national de forêts comme témoin d’une mémoire environnementale, Carnets de géographes, 18, en ligne : https://journals.openedition.org/cdg/10932.
Les parcs nationaux français cherchent désormais à protéger les interactions sociales et naturelles qui produisent leurs paysages. Les lisières sont un exemple d’entités du paysage mêlant de multiples dimensions. Elles forment une mémoire environnementale de la forêt en révélant des pratiques et usages très divers d’un même espace rural. De façon contemporaine, les lisières sont également un enjeu des politiques de la continuité écologique ou des préoccupations de cohabitation. En s’appuyant sur le terrain du Parc national de forêts, créé en 2019, un atelier d’enquête composé d’étudiants a voulu questionner de façon sensible l’écologie sociale des lisières agroforestières pour les acteurs de la protection de la nature. Premièrement, la sémantique autour des lisières fait apparaître un vocabulaire de l’esthétisme qui révèle des préoccupations et propriétés spécifiques à ces lieux. Deuxièmement, la lisière est paradoxalement un espace remarquable pour certains acteurs mais complètement inexistante et invisible pour d’autres. Enfin, ces lieux ou non-lieux retracent de façon dynamique les mémoires environnementales des forêts et de leurs usages sur ces territoires.
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