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SUMMARY:Soutenance de thèse de Zihan Li
LOCATION:Bâtiment Grappin (B)\, salle René Rémond B015 - 200 avenue de la République
 \, Nanterre\, \, 92000\, 
DESCRIPTION:La transmission des manuscrits des dongba : Système d'écriture, rituels rel
 igieux, et changements historiques chez les Naxi du Yunnan en Chine\nThèse 
 de Zihan Li réalisée sous la direction Mme Brigitte Baptandier (CNRS)\nLe j
 ury sera composé de :\nM. Pierre DÉLÉAGE, directeur de recherche, CNRS, rap
 porteur\nM. Zhe JI, sociologue, professeur, INALCO, rapporteur\nM. Stéphane
  GROS, chargé de recherche, CNRS\nMme Adeline HERROU, directrice de recherc
 he, CNRS\nMme Brigitte BAPTANDIER, directrice de recherche émérite, CNRS, d
 irectrice de la thèse\nRésumé :\nCette thèse traite de la société et de la 
 religion d’une population de langue tibéto-birmane vivant au nord-ouest du 
 Yunnan. Elle porte sur les transformations subies par l’ethnie des Naxi, re
 connue comme la « nationalité naxi » (naxizu, 纳西族†en mandarin) par l’État c
 hinois lors du programme d’« identification des nationalités » (1950-1960).
 \nLes spécialistes religieux naxi, les dongba, sont connus notamment pour p
 osséder une écriture rituelle pictographique qu’eux seuls maîtrisent. Avant
  les années 1950, les dongba transmettaient leurs connaissances religieuses
  de père en fils. Mais pendant la période maoïste, ils subirent une répress
 ion sévère, leurs livres furent confisqués, et la transmission lignagère fu
 t interrompue. J’analyse les nouvelles formes de transmission qui ont vu le
  jour depuis ce qu’on a appelé le « renouveau religieux » des années 1980. 
 Pour cela, mes recherches ont porté sur deux terrains ethnographiques contr
 astés. Mon premier terrain se situe à Baidi, le lieu saint des dongba, dans
  la préfecture autonome tibétaine de Diqing, où se trouve une école de form
 ation des dongba fondée en 1998 par un « cadre » du PCC à la retraite. L’en
 seignement dans cette école est dispensé par un laïc qui, sans être dongba,
  a pu étudier secrètement les livres confisqués par le gouvernement grâce à
  son « identité de classe » (« paysan pauvre ») politiquement approuvée par
  l’État. En raison de la signature par la Chine de la « Convention pour la 
 sauvegarde du patrimoine culturel immatériel » de l’UNESCO (en 2003), l’Éta
 t a certifié cette école, suscitant de nouveaux enjeux politiques et économ
 iques pour les habitants de Baidi. L’autre terrain de recherche se situe à 
 Lijiang, le centre politique des Naxi, inscrit sur la liste du patrimoine m
 ondial en 1997. L’État y dirige une transmission religieuse fondée sur la t
 raduction officielle du corpus rituel confisqué à l’ère maoïste. Cette pris
 e en main est destinée à attirer les touristes qui constituent une manne éc
 onomique pour la région, tout en expurgeant la « religion naxi » pour en fa
 ire la « culture dongba ».\nL’observation de ces deux lieux m’a permis d’ét
 udier les mécanismes de ce « renouveau religieux » officiel, la vulgarisati
 on de l’écriture rituelle secrète des Naxi, et les nouvelles relations inte
 rethniques, telles que suscitées par l’État chinois.\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><strong>La transmission des manuscrits des <em>dongba</em>&nbsp;: Systèm
 e d'écriture, rituels religieux, et changements historiques chez les Naxi d
 u Yunnan en Chine</strong></p><p>Thèse de Zihan Li réalisée sous la directi
 on Mme Brigitte Baptandier (CNRS)</p><p><strong>Le jury sera composé de&nbs
 p;:<br /></strong>M. Pierre DÉLÉAGE, directeur de recherche, CNRS, rapporte
 ur<br />M. Zhe JI, sociologue, professeur, INALCO, rapporteur<br />M. Stéph
 ane GROS, chargé de recherche, CNRS<br />Mme Adeline HERROU, directrice de 
 recherche, CNRS<br />Mme Brigitte BAPTANDIER, directrice de recherche éméri
 te, CNRS, directrice de la thèse</p><p><strong>Résumé&nbsp;:</strong><br />
 Cette thèse traite de la société et de la religion d’une population de lang
 ue tibéto-birmane vivant au nord-ouest du Yunnan. Elle porte sur les transf
 ormations subies par l’ethnie des Naxi, reconnue comme la «&nbsp;nationalit
 é naxi&nbsp;» (naxizu, 纳西族†en mandarin) par l’État chinois lors du programm
 e d’«&nbsp;identification des nationalités&nbsp;» (1950-1960).<br />Les spé
 cialistes religieux naxi, les <em>dongba</em>, sont connus notamment pour p
 osséder une écriture rituelle pictographique qu’eux seuls maîtrisent. Avant
  les années 1950, les <em>dongba</em> transmettaient leurs connaissances re
 ligieuses de père en fils. Mais pendant la période maoïste, ils subirent un
 e répression sévère, leurs livres furent confisqués, et la transmission lig
 nagère fut interrompue. J’analyse les nouvelles formes de transmission qui 
 ont vu le jour depuis ce qu’on a appelé le «&nbsp;renouveau religieux&nbsp;
 » des années 1980. Pour cela, mes recherches ont porté sur deux terrains et
 hnographiques contrastés. Mon premier terrain se situe à Baidi, le lieu sai
 nt des dongba, dans la préfecture autonome tibétaine de Diqing, où se trouv
 e une école de formation des dongba fondée en 1998 par un «&nbsp;cadre&nbsp
 ;» du PCC à la retraite. L’enseignement dans cette école est dispensé par u
 n laïc qui, sans être dongba, a pu étudier secrètement les livres confisqué
 s par le gouvernement grâce à son «&nbsp;identité de classe&nbsp;» («&nbsp;
 paysan pauvre&nbsp;») politiquement approuvée par l’État. En raison de la s
 ignature par la Chine de la «&nbsp;Convention pour la sauvegarde du patrimo
 ine culturel immatériel&nbsp;» de l’UNESCO (en 2003), l’État a certifié cet
 te école, suscitant de nouveaux enjeux politiques et économiques pour les h
 abitants de Baidi. L’autre terrain de recherche se situe à Lijiang, le cent
 re politique des Naxi, inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 1997. 
 L’État y dirige une transmission religieuse fondée sur la traduction offici
 elle du corpus rituel confisqué à l’ère maoïste. Cette prise en main est de
 stinée à attirer les touristes qui constituent une manne économique pour la
  région, tout en expurgeant la «&nbsp;religion naxi&nbsp;» pour en faire la
  «&nbsp;culture <em>dongba</em>&nbsp;».<br />L’observation de ces deux lieu
 x m’a permis d’étudier les mécanismes de ce «&nbsp;renouveau religieux&nbsp
 ;» officiel, la vulgarisation de l’écriture rituelle secrète des Naxi, et l
 es nouvelles relations interethniques, telles que suscitées par l’État chin
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