BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:-//jEvents 2.0 for Joomla//EN
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
BEGIN:VTIMEZONE
TZID:Europe/Paris
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20210202T093000
RDATE:20210328T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20211031T020000
RDATE:20220327T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20221030T020000
RDATE:20230326T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20231029T020000
RDATE:20240331T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20241027T020000
RDATE:20250330T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20251026T020000
RDATE:20260329T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20261025T020000
RDATE:20270328T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20271031T020000
RDATE:20280326T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20210328T030000
RDATE:20211031T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20220327T030000
RDATE:20221030T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20230326T030000
RDATE:20231029T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20240331T030000
RDATE:20241027T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20250330T030000
RDATE:20251026T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20260329T030000
RDATE:20261025T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20270328T030000
RDATE:20271031T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
END:VTIMEZONE
BEGIN:VEVENT
UID:e954c0cefff94bdc6a038fe404d6f9da
CATEGORIES:Séminaire du GERM
CREATED:20220125T145517
SUMMARY:Les interprètes des langues mayas dans les tribunaux (période coloniale et actuelle) par Caroline Cunill (EHESS) et Coralie Morand (EREA/LESC)
LOCATION:Centre Malher - 9\, rue Malher\, salle rdj 1\, Paris\, \, 75004\, 
DESCRIPTION:Cette séance sera consacrée au rôle joué par les interprètes des langues ma
 yas dans les tribunaux du Yucatan pendant la période coloniale et du Guatem
 ala à la fin du XXe siècle.   \nLa place des interprètes indiens dans les t
 ribunaux de l'Empire espagnol: étude du procès contre l'interprète maya don
  Hernando Uz dans le Yucatán du XVIIe siècle, Caroline Cunill (maître de co
 nférence, EHESS)\nEn 1610, l'interprète maya don Hernando Uz fut accusé d'e
 ncourager une révolte contre le gouverneur de Tekax don Pedro Xiu. Les prin
 cipales charges contre don Hernando furent centrées sur le rôle qu'il joua 
 dans la traduction d'une série de plaintes contre don Pedro Xiu un an avant
  la supposée révolte. L'analyse du procès permet de mettre en évidence l'ex
 istence de trois types d'interprètes qui offraient leurs services de médiat
 ion linguistique et culturelle dans l'Empire hispanique: les Interprètes Gé
 néraux nommés officiellement par les autorités coloniales, les interprètes 
 "personnels" des fonctionnaires espagnols et les interprètes qui travaillai
 ent informellement pour les Indiens dans leurs batailles légales. Je montre
 rai que, malgré l'interdiction royale, les interprètes apportaient souvent 
 des conseils juridiques aux parties et que la confiance envers la supposée 
 "fidélité" de l'interprète façonnait la place qui était donnée à ces profes
 sionnels au sein des tribunaux coloniaux. \nTraduction et transcription en 
 contexte judicaire. Réflexions à partir d’un témoignage dans le cadre du pr
 ocès pour génocide contre le peuple maya ixil (Guatemala) (docteure, EREA/L
 ESC)\nEn 2013, l’ex chef d’État de facto Efraín Ríos Montt était sur le ban
 c des accusés d’un tribunal guatémaltèque, procès au cours duquel les juges
  devaient déterminer son éventuelle responsabilité dans la perpétration d’a
 ctes de génocide et de crimes contre des droits de l’Homme à l’encontre du 
 peuple maya ixil au début des années 1980. La majeure partie des témoins et
  victimes appelés à témoigner à la barre étaient monolingues ixil et nécess
 itaient donc l’intervention d’un ou une interprète. Ces témoignages ont ens
 uite été retranscrits par le greffier lors de l’audience. Après l’édiction 
 de la sentence, et malgré son annulation par la Cour Constitutionnelle, les
  épreuves du procès ont été publiées par une des associations partie civile
  au procès, le CALDH (Centro de Acción Legal en Derechos Humanos). L’ouvrag
 e a ensuite été distribué gratuitement aux participants au procès, aux comm
 unautés et aux défenseurs des droits de l’Homme et est donc devenu représen
 tatif de la voix des témoins des massacres de masse commis pendant la pério
 de contre-insurrectionnelle.\nLa diffusion de cette parole traduite et tran
 scrite fait surgir des interrogations quant à la valeur du témoignage face 
 à un tribunal, dans un contexte bilingue. Cette présentation sera donc l’oc
 casion d’étudier, par l’exemple, le parcours d’hybridation d’un témoignage 
 effectué en langue, par une femme ixil de Nebaj, victime du conflit armé. L
 es matériaux présentés sont issus de plusieurs sources qui permettent d’ana
 lyser le parcours et les nécessaires modifications de ce récit. À partir d’
 un montage vidéo effectué par une maison de production spécialiste de la dé
 fense des droits de l’Homme, nous nous intéresserons au témoignage de Cecil
 ia Baca Gallego tel que déposé en ixil (shorturl.at/horJ8). Il sera confron
 té à la traduction, en direct, réalisée par l’interprète, et aux épreuves d
 u procès publiés par CALDH. Ainsi, partant du cas particulier du contexte j
 udiciaire, cette présentation soulèvera des questionnements quant aux choix
  indispensables à toute entreprise de traduction et de transcription, prémi
 sses à une étude de plus grande ampleur de ces questions.\nPhoto : Affiche 
 de l'AJR Ixil exposée en février 2018, lors de journées d'audience du procè
 s pour génocide à Nebaj (El Quiché, Guatemala)\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><img src="https://mail.lesc-cnrs.fr/images/IMG_6152.jpeg" width="300" he
 ight="200" alt="Affiche de l'AJR Ixil exposée en février 2018, lors de jour
 nées d'audience du procès pour génocide à Nebaj (El Quiché, Guatemala)" sty
 le="margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; float: left;" />Cette séance s
 era consacrée au&nbsp;rôle joué par les interprètes des langues mayas dans 
 les tribunaux du Yucatan pendant la période coloniale et du Guatemala à la 
 fin du XXe siècle.&nbsp; &nbsp;</p><p><strong>La place des interprètes indi
 ens dans les tribunaux de l'Empire espagnol: étude du procès contre l'inter
 prète maya don Hernando Uz dans le Yucat</strong><strong>án du XVIIe siècle
 , Caroline Cunill (maître de conférence, EHESS)</strong></p><p>En 1610, l'i
 nterprète maya don Hernando Uz fut accusé d'encourager une révolte contre l
 e gouverneur de Tekax don Pedro Xiu. Les principales charges contre don Her
 nando furent centrées sur le rôle qu'il joua dans la traduction d'une série
  de plaintes contre don Pedro Xiu un an avant la supposée révolte. L'analys
 e du procès permet de mettre en évidence l'existence de trois types d'inter
 prètes qui offraient leurs services de médiation linguistique et culturelle
  dans l'Empire hispanique: les Interprètes Généraux nommés officiellement p
 ar les autorités coloniales, les interprètes "personnels" des fonctionnaire
 s espagnols et les interprètes qui travaillaient informellement pour les In
 diens dans leurs batailles légales. Je montrerai que, malgré l'interdiction
  royale, les interprètes apportaient souvent des conseils juridiques aux pa
 rties et que la confiance envers la supposée "fidélité" de l'interprète faç
 onnait la place qui était donnée à ces professionnels au sein des tribunaux
  coloniaux.&nbsp;</p><p><strong>Traduction et transcription en contexte jud
 icaire.&nbsp;</strong><strong>Réflexions à partir d’un témoignage dans le c
 adre du procès pour génocide contre le peuple maya ixil (Guatemala) (docteu
 re, EREA/LESC)</strong></p><p>En 2013, l’ex chef d’État <em>de facto</em> E
 fraín Ríos Montt était sur le banc des accusés d’un tribunal guatémaltèque,
  procès au cours duquel les juges devaient déterminer son éventuelle respon
 sabilité dans la perpétration d’actes de génocide et de crimes contre des d
 roits de l’Homme à l’encontre du peuple maya ixil au début des années 1980.
  La majeure partie des témoins et victimes appelés à témoigner à la barre é
 taient monolingues ixil et nécessitaient donc l’intervention d’un ou une in
 terprète. Ces témoignages ont ensuite été retranscrits par le greffier lors
  de l’audience. Après l’édiction de la sentence, et malgré son annulation p
 ar la Cour Constitutionnelle, les épreuves du procès ont été publiées par u
 ne des associations partie civile au procès, le CALDH (<em>Centro de Acción
  Legal en Derechos Humanos</em>). L’ouvrage a ensuite été distribué gratuit
 ement aux participants au procès, aux communautés et aux défenseurs des dro
 its de l’Homme et est donc devenu représentatif de la voix des témoins des 
 massacres de masse commis pendant la période contre-insurrectionnelle.</p><
 p>La diffusion de cette parole traduite et transcrite fait surgir des inter
 rogations quant à la valeur du témoignage face à un tribunal, dans un conte
 xte bilingue. Cette présentation sera donc l’occasion d’étudier, par l’exem
 ple, le parcours d’hybridation d’un témoignage effectué en langue, par une 
 femme ixil de Nebaj, victime du conflit armé. Les matériaux présentés sont 
 issus de plusieurs sources qui permettent d’analyser le parcours et les néc
 essaires modifications de ce récit. À partir d’un montage vidéo effectué pa
 r une maison de production spécialiste de la défense des droits de l’Homme,
  nous nous intéresserons au témoignage de Cecilia Baca Gallego tel que dépo
 sé en ixil (shorturl.at/horJ8). Il sera confronté à la traduction, en direc
 t, réalisée par l’interprète, et aux épreuves du procès publiés par CALDH. 
 Ainsi, partant du cas particulier du contexte judiciaire, cette présentatio
 n soulèvera des questionnements quant aux choix indispensables à toute entr
 eprise de traduction et de transcription, prémisses à une étude de plus gra
 nde ampleur de ces questions.</p><p><span style="font-size: 10pt;">Photo :&
 nbsp;Affiche de l'AJR Ixil exposée en février 2018, lors de journées d'audi
 ence du procès pour génocide à Nebaj (El Quiché, Guatemala)</span></p>
DTSTAMP:20260531T184911
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20220203T093000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20220203T113000
SEQUENCE:0
TRANSP:OPAQUE
END:VEVENT
END:VCALENDAR