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CATEGORIES:Anthropologie à Nanterre
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SUMMARY:L'origine symbolique du social : de Claude Levi-Strauss à John Searle. Vincent Descombes (EHESS, CESPRA)
LOCATION:Bâtiment Ramnoux (E)\, salle E105 (1e étage) - 200 avenue de la République\
 , Nanterre\, \, 92000\, 
DESCRIPTION:Aujourd’hui, plusieurs penseurs cherchent à éclaircir la notion d’instituti
 on sociale au moyen d'une « ontologie sociale », elle-même fondée sur une p
 hilosophie de l'esprit. Ainsi, John Searle, dans The Construction of Social
  Reality (1995), se sert de la notion d’« intentionalité collective » pour 
 proposer une théorie générale des phénomènes de type institutionnel et ling
 uistique. On pourrait dire que Searle, armé d’une philosophie analytique du
  langage (et de l’esprit), s’attaque au problème anthropologique tel que l’
 avait posé Lévi-Strauss.\nCe dernier s’était heurté à une difficulté qu’il 
 formulait ainsi : on doit tout à la fois opposer culture et nature et indiq
 uer comment la culture fait partie de la nature. Dans un premier temps, Lév
 i-Strauss posait une opposition tranchée entre le monde de la nature et cel
 ui de la culture. Il avait d’abord posé un principe qui a été reçu comme fo
 ndateur de l’école structuraliste : le symbolisme est constitutif du social
 . Lévi-Strauss écrivait ces lignes devenues classiques :\n[…] Mauss croit e
 ncore possible d’élaborer une théorie sociologique du symbolisme, alors qu’
 il faut évidemment chercher une origine symbolique de la société. (in : Mau
 ss, Sociologie et anthropologie, p. XXII.)\nPlus loin dans le même texte, i
 l identifiait le lieu préhistorique de la discontinuité entre la nature et 
 la culture comme le moment de l’apparition du langage. Il écrivait :\nQuels
  qu’aient été le moment et les circonstances de son apparition dans l’échel
 le de la vie animale, le langage n’a pu naître que tout d’un coup. Les chos
 es n’ont pas pu se mettre à signifier progressivement. A la suite d’une tra
 nsformation dont l’étude ne relève pas des sciences sociales, mais de la bi
 ologie et de la psychologie, un passage s’est effectué, d’un stade où rien 
 n’avait de sens à un autre où tout en possédait. (ibid., p. XLVII.)\nEnsuit
 e, Lévi-Strauss a indiqué que cette thèse de la discontinuité n'était qu'un
 e première étape de la théorie. En fait, la culture, après avoir été opposé
 e à la nature, doit être résorbée en elle. Lévi-Strauss, dans La Pensée sau
 vage, espérait qu'il serait bientôt possible de trouver un pont entre le mo
 nde du sens (l’ « univers des règles » des Structures élémentaires de la pa
 renté) et le monde physique grâce à la théorie de l'information.\nIl est re
 marquable que la théorie sociale de Searle (dont le principe est une théori
 e des actes de parole intégrée à une philosophie de la conscience) retrouve
  les apories du structuralisme classique. D'abord, l'accent est mis sur une
  discontinuité — une différence d'ordre — entre nature et culture. Mais Sea
 rle pose que notre ontologie doit être conforme à une vision scientifique d
 u monde, donc, croit-il, physicaliste. Du coup, il doit être possible de tr
 acer une ligne continue menant des molécules aux États nationaux (trad., p.
  61).\nSearle, dans son livre, propose un schéma de construction mentale co
 llective des faits institutionnels. Ce schéma permet, selon lui, de compren
 dre comment il peut y avoir des phénomènes tels que la culture et les conve
 ntions humaines dans un univers purement naturel. Pour en faire voir la pos
 sibilité, Searle a imaginé une petite fable (la fable du mur d’enceinte) qu
 i doit nous faire assister à la transition d’un état de pure nature à un ét
 at de société instituée (trad. p. 59-61). Nous nous demanderons quelle mora
 lité tirer de cette fable philosophique.\nRéférences\n Lévi-Strauss C., Les
  structures élémentaires de la parenté, Paris, PUF, 1947.\n—, « Introductio
 n à l’œuvre de Marcel Mauss », in : Mauss (1950).\n—, La Pensée sauvage, Pa
 ris, Plon, 1962.\nMauss M., Sociologie et anthropologie, Paris, PUF, 1950.\
 nSearle, J., La Construction sociale de la réalité [1995], trad. C. Tiercel
 in, Paris, Gallimard, 1998.\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p>Aujourd’hui, plusieurs penseurs cherchent à éclaircir la notion d’instit
 ution sociale au moyen d'une «&nbsp;ontologie sociale&nbsp;», elle-même fon
 dée sur une philosophie de l'esprit. Ainsi, John Searle, dans <i class="">T
 he Construction of Social Reality</i> (1995), se sert de la notion d’«&nbsp
 ;intentionalité collective&nbsp;» pour proposer une théorie générale des ph
 énomènes de type institutionnel et linguistique. On pourrait dire que Searl
 e, armé d’une philosophie analytique du langage (et de l’esprit), s’attaque
  au problème anthropologique tel que l’avait posé Lévi-Strauss.</p><p>Ce de
 rnier s’était heurté à une difficulté qu’il formulait ainsi : on doit tout 
 à la fois opposer culture et nature et indiquer comment la culture fait par
 tie de la nature. Dans un premier temps, Lévi-Strauss posait une opposition
  tranchée entre le monde de la nature et celui de la culture. Il avait d’ab
 ord posé un principe qui a été reçu comme fondateur de l’école structuralis
 te&nbsp;: le symbolisme est constitutif du social. Lévi-Strauss écrivait&nb
 sp;ces lignes devenues classiques&nbsp;:</p><p>[…] Mauss croit encore possi
 ble d’élaborer une théorie sociologique du symbolisme, alors qu’il faut évi
 demment chercher une origine symbolique de la société. (<i class="">in&nbsp
 ;: </i>Mauss, <i class="">Sociologie et anthropologie</i>, p. XXII.)</p><p>
 Plus loin dans le même texte, il identifiait le lieu préhistorique de la di
 scontinuité&nbsp;entre la nature et la culture comme le moment de l’apparit
 ion du langage. Il écrivait&nbsp;:</p><p>Quels qu’aient été le moment et le
 s circonstances de son apparition dans l’échelle de la vie animale, le lang
 age n’a pu naître que tout d’un coup. Les choses n’ont pas pu se mettre à s
 ignifier progressivement. A la suite d’une transformation dont l’étude ne r
 elève pas des sciences sociales, mais de la biologie et de la psychologie, 
 un passage s’est effectué, d’un stade où rien n’avait de sens à un autre où
  tout en possédait. (<i class="">ibid.</i>, p. XLVII.)</p><p>Ensuite, Lévi-
 Strauss a indiqué que cette thèse de la discontinuité n'était qu'une premiè
 re étape de la théorie. En fait, la culture, après avoir été opposée à la n
 ature, doit être résorbée en elle. Lévi-Strauss, dans <i class="">La Pensée
  sauvage</i>, espérait qu'il serait bientôt possible de trouver un pont ent
 re le monde du sens (l’ «&nbsp;univers des règles&nbsp;» des <i class="">St
 ructures élémentaires de la parenté</i>) et le monde physique grâce à la th
 éorie de l'information.</p><p>Il est remarquable que la théorie sociale de 
 Searle (dont le principe est une théorie des actes de parole intégrée à une
  philosophie de la conscience) retrouve les apories du structuralisme class
 ique. D'abord, l'accent est mis sur une discontinuité — une différence d'or
 dre — entre nature et culture. Mais Searle pose que notre ontologie doit êt
 re conforme à une vision scientifique du monde, donc, croit-il, physicalist
 e. Du coup, il doit être possible de tracer une ligne continue menant des m
 olécules aux États nationaux (trad., p. 61).</p><p>Searle, dans son livre, 
 propose un schéma de construction mentale collective des faits institutionn
 els. Ce schéma permet, selon lui, de comprendre comment il peut y avoir des
  phénomènes tels que la culture et les conventions humaines dans un univers
  purement naturel. Pour en faire voir la possibilité, Searle a imaginé une 
 petite fable (la fable du mur d’enceinte) qui doit nous faire assister à la
  transition d’un état de pure nature à un état de société instituée (trad. 
 p. 59-61). Nous nous demanderons quelle moralité tirer de cette fable philo
 sophique.</p><p>Références<br /> Lévi-Strauss C., <i class="">Les structure
 s élémentaires de la parenté</i>, Paris, PUF, 1947.<br />—, «&nbsp;Introduc
 tion à l’œuvre de Marcel Mauss&nbsp;», in&nbsp;: Mauss (1950).<br />—, <i c
 lass="">La Pensée sauvage</i>, Paris, Plon, 1962.<br />Mauss M., <i class="
 ">Sociologie et anthropologie</i>, Paris, PUF, 1950.<br />Searle, J., <i cl
 ass="">La Construction sociale de la réalité</i> [1995], trad. C. Tiercelin
 , Paris, Gallimard, 1998.</p>
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