BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:-//jEvents 2.0 for Joomla//EN
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
BEGIN:VTIMEZONE
TZID:Europe/Paris
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20200314T140000
RDATE:20200329T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20201025T020000
RDATE:20210328T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20211031T020000
RDATE:20220327T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20221030T020000
RDATE:20230326T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20231029T020000
RDATE:20240331T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20241027T020000
RDATE:20250330T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20251026T020000
RDATE:20260329T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20261025T020000
RDATE:20270328T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20271031T020000
RDATE:20280326T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20200329T030000
RDATE:20201025T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20210328T030000
RDATE:20211031T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20220327T030000
RDATE:20221030T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20230326T030000
RDATE:20231029T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20240331T030000
RDATE:20241027T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20250330T030000
RDATE:20251026T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20260329T030000
RDATE:20261025T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20270328T030000
RDATE:20271031T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
END:VTIMEZONE
BEGIN:VEVENT
UID:f048f0585288045a774948a97835cba1
CATEGORIES:Séminaire du CREM, CREM
CREATED:20200907T171600
SUMMARY:Laisser faire : rythmes et improvisations dans l’uganga à Zanzibar, Marco Motta (Institut d'Anthropologie Sociale, Université de Berne)
DESCRIPTION:<p><img src="images/kmorand/P1010243_copie.jpg" alt="P1010243 copie" style=
 "margin-right: auto; margin-bottom: 10px; display: block; margin-left: auto
 ;" width="300" height="225" /></p><p>Sur l’archipel de Zanzibar, l’<em>ugan
 ga</em> désigne un ensemble de pratiques rituelles à vocation thérapeutique
  qui implique la «&nbsp;montée&nbsp;» d’esprits dans les corps. Le rythme t
 ient une place tout à faire centrale dans ce processus qui consiste princip
 alement à répondre aux dissonances relationnelles et à leurs effets toxique
 s en cherchant à s’accorder les uns avec les autres. Pour que les esprits s
 e manifestent, il faut chercher et «&nbsp;trouver le rythme&nbsp;». Or, cel
 ui-ci n’est pas déterminé à l’avance et n’est jamais donné une fois pour to
 utes lorsqu’il est enfin trouvé. Les Zanzibaris ne cessent de dire qu’ils n
 e «&nbsp;savent pas&nbsp;» (<em>sijui</em>, <em>sina hakika</em>, <em>labda
 </em>, etc.) lorsqu’on leur demande comment ils font ou comment ils savent 
 ce qu’ils doivent faire. Parce qu’il n’y a pas plus de scripts pour le ritu
 el qu’il y en a pour la vie sociale, nos critères de ce qu’est un rituel «&
 nbsp;réussi&nbsp;» ne sont pas à chercher en dehors de la performance elle-
 même. Les actions rituelles ne sont pas jugées d’après leur conformité à de
 s standards, mais d’après leur fidélité à un certain «&nbsp;esprit&nbsp;» d
 e «&nbsp;ce qui a lieu&nbsp;». C’est donc notre concept de jugement lui-mêm
 e qui est au travail et en jeu dans le rituel. Bien qu’il existe effectivem
 ent un répertoire appris de gestes et des normes internes aux rituels (des 
 règles plus ou moins explicites, des protocoles, un certain ordre, des mode
 s de régulation, des règles de bienséance, des habitudes et des manières de
  faire), ce n’est pas tant ce répertoire ni ces normes qui permettent au ri
 tuel d’opérer que les improvisations auxquelles ils donnent lieu. En effet,
  tout se passe comme si le fait de suivre des règles plus ou moins contraig
 nantes générait la possibilité de s’en libérer. Autrement dit, «&nbsp;suivr
 e&nbsp;» des règles doit être repensé à la lumière dont on les «&nbsp;enfre
 int&nbsp;»&nbsp;; et ce processus, comme nous le verrons, n’est pas volonta
 ire ou intentionnel, mais découle d’une certaine posture qui consiste à « l
 aisser faire&nbsp;» ou à «&nbsp;renoncer à ne pas faire&nbsp;». Le rituel e
 st tout entier tendu vers ce moment de passivité active (ou d’activité pass
 ive) où l’on permet (ou cesse d’empêcher) quelque chose d’avoir lieu (par e
 xemple la montée d’un esprit dans un corps ou la cure d’avoir une efficacit
 é). En interrogeant à la fois le mythe de l’improvisation libre et spontané
 e et une certaine perception liturgique du rituel, je montrerai en quoi une
  attention fine aux ajustements rythmiques nous permet de voir les activité
 s rituelles comme une esthétique et une éthique, un perfectionnement, un ar
 t de l’improvisation contrainte.</p><p>Séance en visioconférence. Pour obte
 nir le lien, écrire à <span id="cloakda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab">This
  email address is being protected from spambots. You need JavaScript enable
 d to view it.</span><script type='text/javascript'>
				document.getElement
 ById('cloakda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab').innerHTML = '';
				var prefi
 x = '&#109;a' + 'i&#108;' + '&#116;o';
				var path = 'hr' + 'ef' + '=';
		
 		var addyda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab = 'km&#111;r&#97;nd' + '&#64;';

 				addyda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab = addyda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092ea
 ffab + 'p&#97;r&#105;sn&#97;nt&#101;rr&#101;' + '&#46;' + 'fr';
				var add
 y_textda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab = 'km&#111;r&#97;nd' + '&#64;' + 'p&
 #97;r&#105;sn&#97;nt&#101;rr&#101;' + '&#46;' + 'fr';document.getElementByI
 d('cloakda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab').innerHTML += '<a ' + path + '\''
  + prefix + ':' + addyda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab + '\'>'+addy_textda7
 b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab+'<\/a>';
		</script></p>
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><img src="https://mail.lesc-cnrs.fr/images/kmorand/P1010243_copie.jpg" a
 lt="P1010243 copie" style="margin-right: auto; margin-bottom: 10px; display
 : block; margin-left: auto;" width="300" height="225" /></p><p>Sur l’archip
 el de Zanzibar, l’<em>uganga</em> désigne un ensemble de pratiques rituelle
 s à vocation thérapeutique qui implique la «&nbsp;montée&nbsp;» d’esprits d
 ans les corps. Le rythme tient une place tout à faire centrale dans ce proc
 essus qui consiste principalement à répondre aux dissonances relationnelles
  et à leurs effets toxiques en cherchant à s’accorder les uns avec les autr
 es. Pour que les esprits se manifestent, il faut chercher et «&nbsp;trouver
  le rythme&nbsp;». Or, celui-ci n’est pas déterminé à l’avance et n’est jam
 ais donné une fois pour toutes lorsqu’il est enfin trouvé. Les Zanzibaris n
 e cessent de dire qu’ils ne «&nbsp;savent pas&nbsp;» (<em>sijui</em>, <em>s
 ina hakika</em>, <em>labda</em>, etc.) lorsqu’on leur demande comment ils f
 ont ou comment ils savent ce qu’ils doivent faire. Parce qu’il n’y a pas pl
 us de scripts pour le rituel qu’il y en a pour la vie sociale, nos critères
  de ce qu’est un rituel «&nbsp;réussi&nbsp;» ne sont pas à chercher en deho
 rs de la performance elle-même. Les actions rituelles ne sont pas jugées d’
 après leur conformité à des standards, mais d’après leur fidélité à un cert
 ain «&nbsp;esprit&nbsp;» de «&nbsp;ce qui a lieu&nbsp;». C’est donc notre c
 oncept de jugement lui-même qui est au travail et en jeu dans le rituel. Bi
 en qu’il existe effectivement un répertoire appris de gestes et des normes 
 internes aux rituels (des règles plus ou moins explicites, des protocoles, 
 un certain ordre, des modes de régulation, des règles de bienséance, des ha
 bitudes et des manières de faire), ce n’est pas tant ce répertoire ni ces n
 ormes qui permettent au rituel d’opérer que les improvisations auxquelles i
 ls donnent lieu. En effet, tout se passe comme si le fait de suivre des règ
 les plus ou moins contraignantes générait la possibilité de s’en libérer. A
 utrement dit, «&nbsp;suivre&nbsp;» des règles doit être repensé à la lumièr
 e dont on les «&nbsp;enfreint&nbsp;»&nbsp;; et ce processus, comme nous le 
 verrons, n’est pas volontaire ou intentionnel, mais découle d’une certaine 
 posture qui consiste à « laisser faire&nbsp;» ou à «&nbsp;renoncer à ne pas
  faire&nbsp;». Le rituel est tout entier tendu vers ce moment de passivité 
 active (ou d’activité passive) où l’on permet (ou cesse d’empêcher) quelque
  chose d’avoir lieu (par exemple la montée d’un esprit dans un corps ou la 
 cure d’avoir une efficacité). En interrogeant à la fois le mythe de l’impro
 visation libre et spontanée et une certaine perception liturgique du rituel
 , je montrerai en quoi une attention fine aux ajustements rythmiques nous p
 ermet de voir les activités rituelles comme une esthétique et une éthique, 
 un perfectionnement, un art de l’improvisation contrainte.</p><p>Séance en 
 visioconférence. Pour obtenir le lien, écrire à <span id="cloakda7b3d2d9e9f
 e85f0e550d1092eaffab">This email address is being protected from spambots. 
 You need JavaScript enabled to view it.</span><script type='text/javascript
 '>
				document.getElementById('cloakda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab').inn
 erHTML = '';
				var prefix = '&#109;a' + 'i&#108;' + '&#116;o';
				var pa
 th = 'hr' + 'ef' + '=';
				var addyda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab = 'km&
 #111;r&#97;nd' + '&#64;';
				addyda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab = addyda
 7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab + 'p&#97;r&#105;sn&#97;nt&#101;rr&#101;' + '
 &#46;' + 'fr';
				var addy_textda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab = 'km&#111
 ;r&#97;nd' + '&#64;' + 'p&#97;r&#105;sn&#97;nt&#101;rr&#101;' + '&#46;' + '
 fr';document.getElementById('cloakda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab').innerH
 TML += '<a ' + path + '\'' + prefix + ':' + addyda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092e
 affab + '\'>'+addy_textda7b3d2d9e9fe85f0e550d1092eaffab+'<\/a>';
		</script
 ></p>
DTSTAMP:20260531T184917
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20210315T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20210315T160000
SEQUENCE:0
TRANSP:OPAQUE
END:VEVENT
END:VCALENDAR